[Article Startup] Des vélos pour tous. Partout. Simplement.

Louis-Marie Meyer Cofondateur de ouibike

Au quotidien, la bicyclette est probablement l’innovation low tech la plus répandue. Le vélo est partout qu’il s’agisse d’un moyen de transport quotidien ou d’un mode de déplacement et de découverte écologique, silencieux et efficace. C’est aussi l’un des rares modes de transport où tous les participants vivent la même expérience, à la fois sportive, ludique, amicale ou familiale.

 

Le vélo : une solution Low Tech à portée de main

 

La crise actuelle et la montée en flèche du voyage de proximité ne font que renforcer une tendance déjà présente depuis quelques années : le Slow Tourisme. Effectivement, le vélo permet de limiter son emprunte carbone, de privilégier des destinations de proximité et de visiter en prenant le temps d’observer ce qui se trouve autour de nous.

 

Ainsi, à l’heure où le vélo est, de l’avis général, une solution d’avenir (mobilité post-Covid, tourisme responsable, vélo électrique pour tous), force est de constater qu’il n’est pas toujours facile d’avoir un vélo où on veut, quand on veut. C’est bien dommage, car le vélo est un outil idéal de découverte des territoires, au coeur des régions, au contact de la nature et des habitants, d’autant plus, qu’il devient un accessoire privilégié par de nombreux visiteurs. Cette difficulté se rencontre notamment lorsque l’on part en vacances et que l’on veut louer des vélos pour découvrir les plus belles régions de notre hexagone. On s’aperçoit alors que :

 

1 La location de vélo est une activité très concentrée : hors des grands centres touristiques, il est souvent difficile de trouver des vélos à louer ; en France, 9 communes sur 10 n’ont pas de boutiques de location.

 

2 On ne peut pas réserver en ligne. Lorsque cette offre existe, elle est peu visible sur internet. Certains loueurs sont complètement absents d’internet et pour ceux qui sont présents, l’information est généralement incomplète.

 

3 Il faut transporter soi-même les vélos. Or, au-delà de 2-3 vélos, la récupération des vélos devient compliquée, d’autant plus lorsque la boutique est éloignée. C’est un problème prégnant, notamment pour les groupes et les touristes étrangers.

 

4 Il faut laisser des cautions élevées (jusqu’à 1 500 €/vélo).

 

ouibike : un réseau qui se mobilise

 

Ouibike, c’est avant tout un réseau de 300 loueurs, au coeur des territoires. L’objectif de cette présence locale est d’apporter au quotidien une connaissance des lieux et une sélection de vélos adaptés à la pratique locale du vélo. Chaque loueur du réseau est indépendant et la plateforme qu’ils utilisent tous est assez souple pour s’adapter aux contraintes locales de chacun.

Des vélos où je veux

 

Ce sont aussi ces professionnels qui vous livrent vos vélos sur le lieu de votre choix : votre hôtel, votre gîte ou autre. Cette possibilité, ouverte par les outils numériques, de se faire livrer les vélos est importante. Elle doit permettre à tous les touristes, quelle que soit leur destination de profiter de vélos là où ils en ont vraiment besoin.

 

Louer doit être une expérience simple

 

Pour tous les touristes, qu’ils soient Français ou étrangers, « l’expérience vélo » qu’ils ont doit être simple et efficace de bout en bout. Bien sûr, il doit être possible de réserver ses vélos en ligne, dans sa langue, sur son mobile, n’importe quand. Bien sûr, il faut aussi pouvoir annuler simplement en cas d’imprévu. Bien sûr qu’il n’est pas normal de devoir laisser un chèque (!) de caution de 1500 € par vélo, surtout lorsqu’on est en groupe ou en famille.

 

Les loueurs de vélo sont conscients qu’ils sont à la pointe d’une évolution forte des mentalités quant aux attentes des touristes pour leur vacances : un tourisme plus simple grâce aux outils digitaux, plus local avec un meilleur accompagnement, plus partagé aussi, où chacun ne possède plus les vélos mais les utilisent en fonction de ses besoins.

Cahier-Tendances 2021

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